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Historique de l'étang de Saint-Quentin

(mise à jour au 27/01/03)

                                     

Au XVIIème siècle, sur le site de l'étang de Saint-Quentin il y avait une zone marécageuse à côté de laquelle se trouvait une chapelle vouée à Saint-Quentin.

 

En 1661, commence la construction du château de Versailles pour le roi Louis XIV. Afin d'alimenter les besoins en eau du château, un réservoir artificiel sera construit sur cette zone marécageuse, en amont du château de Versailles.

 

En 1675, commencent les travaux. L'abbé Picard réalise un réseau de drainage de 400 kilomètres de rigoles pour récupérer les eaux pluviales et alimenter ce réservoir artificiel. Au total, 15 étangs et 8 retenues furent créés pour emmagasiner quelques 8 millions de mètres cube d'eau.

 

En 1685, les travaux qui ont lieu sous la direction du Maréchal Vauban s'achèvent. Ainsi est né l'étang de Saint-Quentin.

 

1705 - Dés la construction de l'étang de Saint-Quentin, la surveillance et l'entretien des étangs et rigoles sont assurés par un « Garde des étangs et rigolles ». C'était un notable. L'un des premiers « Garde des étangs et rigolles » sous Louis XIV, est François du Trivier, inhumé en 1705 dans l'église Saint-Gilles de Bois d'Arcy en présence d'une assistance nombreuse. Il est remplacé par Joseph Le Vasseur.

 

1730 - L'étang de Saint-Quentin alimentait depuis 45 ans les bassins du château de Versailles. Le Roi Louis XV n'avait que 20 ans. Comment pêchait-on en 1730 ?

 

1767 - Sous Louis XV, Le Bien Aimé, le « Garde des étangs et rigolles » est Pierre Noël Dablon. Son fils Jacques Dablon lui succède en 1767.

 

Le 22 octobre 1880, le préfet de Seine-et-Oise, Jean Cottu, interdit sur toute l'étendue des étangs et rigoles, le lavage et le lessivage du linge, ainsi que les baignades des personnes et des animaux.

 

Avril 1900 - A la fin du XIXème siècle, le « Garde des étangs et rigolles » est Gustave Rochard. Il note sur un registre de 1900 (détenu par ses descendants), ses observations au jour le jour sur l'état du réseau des rigoles, ainsi que le niveau de l'eau des étangs. Il constate en avril 1900 que les ponts de la rigole des Clayes sont en mauvais état : « Les têtes de ponts sont tombées et les piédroits dessus les ponts sont aussi tombés ».

 

De 1924 à 1937, Monsieur Duvauchelle a été garde-pêche et garde-chasse au service du constructeur d'avions, Monsieur Caudron. Monsieur Duvauchelle était aussi suppléant quand il y avait des chasses présidentielles en forêt de Rambouillet. L'étang de Saint-Quentin était loué par adjudication par les domaines. Le cahier des charges était strict. L'adjudicataire devait assurer l'entretien du site, donc un emploi à l'année de deux ouvriers placés sous la responsabilité du garde. Témoignage de Monsieur Jean Duvauchelle, le fils du garde : « Un avion Caudron « luciole » faisait du rase motte au dessus de l'étang. Il a capoté. Les deux aviateurs se sont accroché sur l'empennage dépassant de l'eau en appelant au secours. Mon père a alors pris ce qu'il avait au plus près : un bateau en fer faucardeur. Mais avec le poids des trois hommes le bateau a coulé. C'était donc trois hommes accrochés à l'empennage . C'est avec un bateau vétuste que ma mère et moi avons sorti les deux aviateurs et mon père de ce mauvais pas (de justesse, car le bateau prenait l'eau et il fallait sans cesse écoper) ».

 

1932 ou 33 ? Témoignage de Monsieur Jean Duvauchelle : « Un désastre ! une grande sécheresse a causé la mort des poissons que les ouvriers ont dû ramasser à la fourche, chauler et enterrer ».

 

1939-1945 - L'association de pêche est mise en sommeil. L'étang est complètement vidé pour ne pas servir de repère aux avions.

 

1965 - Au moment de la création du Syndicat d'Agglomération Nouvelles (S.A.N.) de Saint-Quentin, ce lieu de promenade est transformé  en une base de loisirs de 600 hectares dont l'étang de Saint-Quentin qui fait 140 hectares.

 

Mars 1986 - Sous l'action d'associations et d'élus locaux, une réserve naturelle de 87 hectares, dont environ 30 hectares de plan d'eau, est constituée sur la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette parcelle protégée abrite des plantes et des animaux devenus rares dans notre région. Pas de grillage autour de la réserve naturelle. Ainsi les poissons peuvent s'y reproduire et grossir sans être inquiétés par les pêcheurs. Seuls, les cormorans perturberont leur tranquillité.

 

Juin 1994 - Le nouveau droit de parking institué à la base de loisirs mécontente les usagers, mais aussi les élus de Trappes qui s'inquiètent des répercussions sur le stationnement extérieur devenu anarchique. Le droit de stationnement de 10 francs, nouvellement institué pour se garer sur les parkings de la base de loisirs de Saint-Quentin, justifié notamment pour filtrer l'accès et améliorer la sécurité, n'est pas du goût des usagers. Un comité de défense s'est constitué pour plaider la cause des plus fréquents utilisateurs que sont les membres du poney club, les adeptes des sports nautiques ou les pêcheurs à qui la base a proposé le paiement d'un forfait annuel de 300 francs. « Les pêcheurs paient un permis exorbitant de 570 francs, et l'accès à la base coûte déjà 50.000 francs par an à l'association. On ne va pas payer deux fois », relève ainsi Jacques Pastrie, à la tête du comité de défense... (extrait d'un article du PARISIEN du lundi 27 juin 1994).

 

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Aujourd'hui, les eaux recueillies ne vont plus à Versailles. Le réseau hydraulique s'arrête à l'étang de Saint-Quentin. Un projet lui rendra peut-être sa vocation première.

Par jean-jacques
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